Au fond d’une vallée encaissée où serpentent la Muse, les arbres et les roches, le site de la Musette — un ancien entrepôt et fabrique de parpaings en béton — s’approprie au fil des éditions.
Pour la troisième édition des Rives Sonores, la scénographie s’y déploie pour inscrire de nouveaux points de repère. Des structures en bois façonnent le lieu, tandis qu’au-dessus de la scène extérieure prend corps une voilure d’ombrage faite de draps de récupération cousus en bandes de vingt mètres. Suspendant son mouvement au vent qui s’engouffre et la fait danser, cette toile textile structure enfin le paysage : le site du festival a trouvé son territoire.